Le collectif des avocats de Laurent Gbagbo a écrit au ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire.Dans cette correspondance, Mes Josette Kadji, Charles Tchoungang et Michel Noulowe Deumaga relancent leur demande de délivrance d’un permis pour communiquer avec leur client. Jointe au téléphone par le reporter du Jour, Me Josette Kadji, membre du collectif des 12 avocats africains déjà constitués pour Laurent Gbagbo, n’a pas voulu s’exprimer sur la question, invoquant la délicatesse du climat politique qui règne actuellement en Côte d’Ivoire, et les préoccupations sécuritaires.
Des sources proches des cabinets de ces avocats camerounais de l’ex-président de Côte d’Ivoire confirment la démarche engagée auprès des autorités ivoiriennes. « On a écrit au ministre de la Justice et, en même temps, au ministre de l’Intérieur, pour leur demander un permis de communiquer, au nom du collectif. Le ministre de la Justice a répondu qu’il n’a mis personne en garde à vue, que Laurent Gbagbo et ses proches ne sont pas en garde à vue, encore moins en détention préventive, mais en résidence surveillée. Aussi, a-t-il renvoyé les avocats vers le ministre de l’Intérieur », affirme un employé du cabinet Kadji.