Je veux vous parler de vos combattants. Ceux qui vous ont été et qui vous sont d’une utilité nuisible d’hier à aujourd’hui. Ils sont très impatients. Ils ne peuvent plus attendre trop longtemps. Il faut que vous rentriez dès publication de cet Article 63ème de la Révolution Permanente. C’est le message dont ils m’ont fait porteur pour vous.
Pas de panique ! Ce ne sont pas mes combattants. Ce ne sont pas non plus nos combattants. Nous n’en n’avons jamais eu de ce genre. Je veux vous parler de vos combattants. Ceux qui vous ont été et qui vous sont d’une utilité nuisible d’hier à aujourd’hui. Ils sont très impatients. Ils ne peuvent plus attendre trop longtemps. Il faut que vous rentriez dès publication de cet Article 63ème de la Révolution Permanente. C’est le message dont ils m’ont fait porteur pour vous.
Les raisons de l’impatience des Combattants
Vous le savez mieux que moi-même. Vous avez passé un contrat de crime avec eux. Ils devaient offrir leurs poitrines. S’ils s’en sortent vivants, vous transformez leur vie. S’ils crèvent, leurs familles passent leur mort en pertes et profits. C’est Dieu qui donne. C’est Dieu qui reprend.
A l’évidence, ce que les hommes du colonel Major Konan leur ont fait à Tiébissou, puis à Yamoussoukro et enfin à Abidjan, est inimaginable d’intelligence d’homme. Le Commandant Abéhi et ses hommes en ont fait de même. Ils m’ont même expliqué le dispositif tactique suicidaire dans lequel vos experts militaires les avaient mis. Vous les aviez rangés en colonnes pour progresser par vague. La vague de devant doit avancer, user de tous les moyens pour avancer ? Si un soldat fuit la puissance de feu de l’ennemi et revient sur ses pas, la vague qui suit celle de devant doit abattre ce soldat fuyard.