Violemment dénoncée dans la presse, de plus en plus vilipendée par la société civile, la cote de la France est en chute libre en Afrique. Retour sur un phénomène qui a véritablement commencé au début des années 90 et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
Roland Désiré Aba’a est un jeune fonctionnaire gabonais. Il est membre du Conseil économique et social (CES). Le 14 juillet, il a entamé à Libreville, la capitale, une grève de la faim sur la place publique, pour dénoncer la mainmise de la France sur son pays:
«Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe.»
Le 14 juillet est une date symbolique: c’est la fête nationale française.
Plus précisément, Roland Désiré Aba’a formule trois exigences pour solder les «préjudices causés à son pays par la France»: l’annulation totale de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de Paris, le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon, et la renégociation des accords qui lient les deux pays. Soutenu par des ONG locales, son combat commence à émouvoir un nombre croissant de ses concitoyens.
Un fait inédit au Gabon