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lundi 27 juin 2011

Cameroun 1955-1962 : la guerre cachée de la France en Afrique

Paris a livré une guerre totale aux indépendantistes camerounais, aujourd'hui dénoncée par le livre-enquête « Kamerun ! »
C'était la guerre. Une guerre avec des dizaines de milliers de morts, à 5 000 km de la métropole, loin du regard d'une opinion fascinée par les « événements » d'Algérie. Et pourtant, cette vraie boucherie s'inscrit dans la lignée des pires conflits coloniaux, Algérie et Indochine.
Aujourd'hui encore, peu de Français savent que leur armée fut engagée sept ans auCameroun, de 1955 à 1962, pour éradiquer l'UPC, un mouvement « rebelle ». Sept années de guerre totale.
Cette patiente et longue enquête menée par un groupe de journalistes et d'historiens franco-camerounais devrait enfin faire sauter le couvercle.
"Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971)" de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsisa.« Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) »de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, confronte des dizaines de témoins retrouvés dans les deux camps et des milliers de pages d'archives (diplomatiques et militaires) pour arriver à une conclusion limpide : la France a fait la guerre au Cameroun pendant sept ans.
Une guerre totale, pour reprendre l'expression des théoriciens de la doctrine de la guerre révolutionnaire (DGR), radicale et sans merci. La fameuse guerre des cœurs et des esprits, avec l'arsenal d'un exceptionnel dispositif de renseignement fondé sur :
  • le regroupement forcé de villages,
  • le quadrillage de la population,
  • l'action psychologique à grande échelle,
  • la chasse aux maquis clandestins,
  • l'exécution ciblée des dirigeants de la rébellion,
  • la torture érigée en arme de terreur massive.
Un article de rue89 Lire la suite
unde

samedi 25 juin 2011

Côte d'Ivoire - exclusif : 15 membres du camp Gbagbo mis en examen


Des membres du gouvernement de Laurent Gbagbo, le 7 décembre 2010 à Abidjan
Par Baudelaire Mieu, à Abidjan
Article de Couverture du 2632
Exclusif. L'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Marie Aké N’Gbo, et plusieurs de ses anciens ministres, comme Alcide Djédjé, Désiré Dallo, Christine Adjobi, Danielle Boni Claverie, mais aussi l’ancien gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury Tabley, ont été inculpés à Abidjan. En tout, pas moins de 18 chefs d'accusation, dont crimes de sang et détournements de fonds publics, ont été retenus contre 15 personnalités de l'ancien régime.

jeudi 23 juin 2011

FRCI au Ghana


-Publié le jeudi 23 juin 2011 | L'Inter  Des éléments présentés comme étant issus des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), au nombre de quatre, ont été capturés hier mercredi 22 juin au Ghana par la Police de John Atta Mills. Selon la source qui nous a donné l'information, les faits se sont déroulés à Elubo, première localité ghanéenne frontalière de la Côte d'Ivoire. C'est aux environs de 14h, a confié notre source, que les quatre éléments FRCI, partis d'Abidjan, sont arrivés à la frontière ivoiro-ghanéenne à bord d'une double cabine blanche immatriculée M328 FE 01. Le véhicule à bord duquel étaient ces hommes en armes, a-t-on précisé, appartiendrait au Port Autonome d'Abidjan (PAA). 

mercredi 22 juin 2011

CÔTE D'IVOIRE : DES DÉTENTIONS ARBITRAIRES, SOUS LES YEUX DE L'ONU (AMNESTY)



par Toussaint Alain, mercredi 22 juin 2011, 03:18
PARIS, 21 JUIN 2011 - Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont certains ont été "battus" par les forces
d`Alassane Ouattara dans un hôtel devant lequel sont postés des Casques bleus.

"La présence de soldats de l`ONU devant l`hôtel où des partisans supposés de Laurent Gbagbo sont détenus arbitrairement soulève de troublantes questions", déclare Véronique Aubert, directrice adjointe d`Amnesty pour l`Afrique, citée dans un communiqué de l`ONG.

"C`est loin d`être un début encourageant pour la présidence d`Alassane Ouatarra", ajoute Mme Aubert.

L`organisation de défense des droits de l`homme affirme que "les autorités ivoiriennes détiennent au moins 50 personnes sans charge, parmi lesquelles figurent des hommes politiques de haut rang", deux mois après l`arrestation de Laurent Gbagbo par les forces armées (FRCI) de M. Ouattara à l`issue d`affrontements sanglants.

Au moins "21 personnes" sont retenues à l`hôtel La Pergola d`Abidjan, la capitale économique, selon l`ONG.

Plusieurs d`entre elles "ont été battues par les FRCI (...) au moment de leur arrestation, dont l`une assez violement pour avoir perdu connaissance", poursuit le texte.

"Des soldats français (de la force Licorne déployée sans la bannière de l`ONU) et de l`ONUCI (Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire) étaient présent au moment de ces arrestations et du transfert des détenus à l`hôtel, mais n`ont rien fait pour empêcher ces mauvais traitements", déplore l`ONG.

Amnesty relève que les FRCI sont en charge de la sécurité à l`intérieur du complexe hôtelier de La Pergola, mais que des Casques bleus de l`ONUCI sont postés devant l`hôtel pour la sécurisation à l`extérieur du bâtiment. "Cela signifie qu`ils (les Casques bleus) exercent un degré de supervision
concernant les personnes autorisées à y entrer."

Amnesty appelle les autorités ivoiriennes à inculper les personnes détenues ou à les "libérer immédiatement", et appelle l`ONUCI à s`assurer que ses soldats ne sont pas impliqués "dans la sécurisation de centres où des personnes sont détenues illégalement".
© AFP

lundi 20 juin 2011

Armée ivoirienne humiliée : La loi des vainqueurs fait rage


Ils sont pitoyables. Vraiment honnis, les éléments des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds), inondés par les Frci d’Alassane Ouattara. Après la victoire militaire de Ouattara, les hommes du Général Philippe Mangou sont aujourd’hui dans leurs différents corps comme des étrangers. Ils n’ont aucun pouvoir. Aucune autorité. On ne brandit les Généraux des ex-Fds que pour de la pure façade.
Ceux qui gèrent aujourd’hui la sécurité en Côte d’Ivoire, ce sont les com’zones et autres rebelles des Forces nouvelles. Qui ont régné pendant 8 ans sur la zone Centre nord et ouest (Cno) du pays. C’est vrai, Alassane Ouattara a pris le pouvoir grâce au coup d’Etat de la France. Mais beaucoup de nos forces « loyalistes » y ont contribué. Lorsqu’on leur disait d’être vigilants aux barrages et corridors afin que les armes n’entrent pas dans les villes, les soldats ne l’étaient que pour mieux « racketter » les transporteurs. Aucun contrôle sérieux ne se faisait.

Le franc CFA, un outil de contrôle politique et économique sur les pays africains de la zone franc


La BCEAO


La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation

La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.