vendredi 6 mai 2011

LE COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL DE OUATTARA ALASSANE HUMILIE LA CONSCIENCE AFRICAINE !

Ainsi donc Alassane Ouattara a décidé d’organiser un nouveau coup d’Etat en Côte d’Ivoire, cette fois-ci constitutionnel, après ceux de 1999, 2002 et 2010. La décision du Président du Conseil Constitutionnel ivoirien de « l’investir » le vendredi 6 mai 2011, en dépit de la contradiction à sa première décision favorable à Gbagbo est un non sens.

Nous serions tentés d’accuser le Président du Conseil Constitutionnel de la RCI si des informations concordantes ne nous avaient pas révélé que Monsieur Ouattara faisait pression sur lui en menaçant sa famille. Alassane Ouattara aurait également menacé d’exécuter Laurent Gbagbo, l’otage du nord, s’il n’était pas investi dans les plus brefs délais. Il faut croire que le refus des chefs traditionnels de Yamoussoukro d’accueillir monsieur Ouattara sur leurs terres pour une éventuelle investiture le 21 mai 2011 en présence de 21 chefs d’Etats, dont Nicolas Sarkozy, a fait prendre conscience à l’ancien dirigeant du FMI, désormais maître d’Abdjan, qu’il lui était imprudent d’attendre.



Ouattara sera donc « investi » à Abidjan, loin du faste et du décorum, assumant sa forfaiture devant le peuple ivoirien et l’opinion africaine.

L’ONUCI et la licorne française ont bombardé des civils.

L’ « investiture » de Ouattara suit donc immédiatement les massacres épouvantables à Yopougon, gigantesque quartier d’Abidjan resté fidèle au Président Gbagbo, reconnus par Guillaume Soro et opérés à l’aide d’hélicoptères des Nations Unies et de l’armée française, sans aucun mandat international.

Les partisans de Laurent Gbagbo auront donc subit le feu international pendant des journées et des nuits entières, dans l’indifférence du monde occidental et de la presse étrangère.

Cette « investiture » est bien un coup d’Etat constitutionnel : les institutions ivoiriennes ne peuvent pas reconnaître deux Chefs d’Etat en même temps puisque Laurent Gbagbo, investi par la même cour constitutionnelle :

- N’a pas démissionné

- N’a pas fait de passation de pouvoir

- N’a pas été démis de ses fonctions par les institutions ivoiriennes

- N’est pas mort…

Ces différentes options entraîneraient normalement une vacance du pouvoir et de nouvelles élections.

Monsieur Ouattara n’a visiblement pas l’intention de retourner devant les urnes… ce qui explique probablement pourquoi il veut prêter serment à tout prix afin de pouvoir affirmer, en cas d’application de l’une ou l’autre des quatre options, qu’il est l’unique Président en fonction de la Côte d’Ivoire. Restera à savoir si il parviendra à obtenir l’une des trois premières options ou s’il ne lui restera comme issue que préparer l’élimination de Monsieur Gbagbo, l’otage du nord, sous quelque motif farfelu...

La France et l’ONU ne sont plus dignes de confiance

Il apparaît que la Licorne Française et l’ONUCI ont bombardé des civils pour le compte d’Alassane Ouattara. Les africains doivent réaliser qu’ils sont seuls face aux appétits des grands de ce monde. Ils ont vraisemblablement l’intention de tuer et de massacrer autant d’africains que nécessaire pour se garantir l’accès aux matières premières africaines, en utilisant le droit international et un certain nombre de mécanismes pour leurs propres intérêts.

Thabo Mbéki a déclaré récemment que l’ONU avait perdu son devoir d’impartialité en Côte d’Ivoire. Il sera en effet difficile de reconstruire la confiance envers une institution supposée garantir la sécurité internationale mais qui a tiré sur des civils ces derniers jours pour défendre et pour assurer l’accès au pouvoir d’un seul homme avec ses soutiens internationaux. Les Etats africains devront donc se remettre profondément en question ainsi que l’Union Africaine si notre continent ne veut pas disparaître au XXIe siècle. De plus, la présence de l’armée française en Afrique francophone est devenue une affaire préoccupante totalement opposée à l’émergence de l’Afrique. Il n’y a pas d’armée britannique dans les anciennes colonies de l’Angleterre, il n’y a plus d’armée russe dans les anciennes zones d’influence soviétique en Afrique, il n’y a pas non plus de présence américaine décisive en terre africaine malgré l’intérêt des USA pour le Golfe de Guinée. Les générations futures qui arriveront au pouvoir en Afrique devront veiller à exiger de la part de Paris un calendrier de retrait des troupes françaises en Afrique. Ce sera une condition incontournable pour construire une nouvelle relation gagnant-gagnant entre la France et les pays africains.

Toute l’Afrique se sent humiliée par ce qui se passe en Côte d’Ivoire et les ivoiriens sont en train de payer pour tous les africains, comme en Europe la Pologne a souffert pour tout le continent européen. Le peuple polonais a souffert du joug communiste, les africains souffrent sous le joug de la loi de l’argent-roi.

Combien de morts ? Combien de peine ? Combien de malheur devront nous supporter avant que le Libéral-fascisme ne soit vaincu en Afrique ? Dieu seul le sait mais les africains doivent savoir cependant qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Voilà pourquoi nous pensons que la résistance ne s’arrêtera pas de si tôt en Côte d’Ivoire.

Nous croyons également que le malaise ivoirien se répandra sur toute l’Afrique francophone et qu’en définitive la France paiera seule la facture de ses erreurs et de l’humiliation de la conscience africaine. L’heure n’est plus aux chants et aux danses, le temps de la Résistance a commencé. « Vaincre ou mourir », il semble qu’il n’y ait plus d’autres choix, si ce n’est la lâcheté ou la peur.

Les Nations prétendument chrétiennes ont envahi l’Afrique depuis cinq siècles. C'est-à-dire depuis la controverse de Valladolid qui a déporté l’esclavage des indiens sur les Noirs Africains. Nous devons prendre conscience que certains nous veulent du mal bien que nous soyons devenus de ‘bons chrétiens’ entre temps… L’Afrique est attaquée ! Nous devons penser à nous défendre, c’est une question de survie. Que nul ne pense plus un instant que dans notre cas rendre coup pour coup est un péché mais tout simplement de la légitime défense. Les principes de droit de résistance et de non assistance à personnes en danger doivent être appliqués à l’Afrique.

Ne comptons plus sur Dieu seul pour sauver l’Afrique mais surtout sur notre capacité à nous lever et à refuser le joug occidental.
Bruno Ben Moubamba

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