jeudi 26 janvier 2012

Déclaration des Patriotes Ivoiriens de la Vallée du Delaware (USA)

Philadelphie, mardi 24 janvier 2012.
Le Samedi 21 janvier, le Front Populaire Ivoirien (FPI) a organisé à Yopougon un meeting de rentrée politique pour l’année 2012. Malgré l’autorisation du ministère de l’Intérieur, ce meeting, qui a rassemblé des milliers de personnes, s’est achevé dans le sang. Le Rassemblement des Républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara et les Forces Républicaines de Cote d’Ivoire(FRCI), l’armée qu’il a créée, adeptes de la violence, se sont rendus coupables d’exactions sur les militants et sympathisants du FPI/CNRD sous l’œil passif de l’ONUCI. Le bilan est lourd: deux morts et des blessés graves.

Les patriotes ivoiriens de la Vallée du Delaware (USA), membres de la Diaspora Africaine pour le Développement et la Démocratie – Pennsylvanie, saluent la mémoire des disparus, souhaitent un prompt rétablissement aux blessés, et félicitent la direction du Front Populaire Ivoirien pour avoir éviter de livrer les militants en pâture aux forces du mal qui dirigent la Cote d’Ivoire depuis le 11 Avril 2011.

Bien que saluant les déclarations de l’ONUCI et des Etats-Unis condamnant les violences, nous interpellons le régime de Alassane Ouattara, les organisations des droits de l’homme, les Etats-Unis et la France, la CEDEAO et l’Union Africaine sur la question de la terreur comme moyen de gestion des contradictions sociales et politiques depuis que Alassane Ouattara est au pouvoir. Nous les interpellons aussi sur l’hypocrisie de dernier dont le gouvernement autorise une manifestation et ensuite arme et instrumentalise des loubards pour l’empêcher. Ce double et trouble jeu rappelle les méthodes du parti unique contre les forces de la liberté et de la démocratie. Nous le condamnons sans détour.

La répression du meeting du 21 janvier 2012, qu’il convient d’appeler « répression anti-Gbagbo », allonge la liste des attaques contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis le 11 avril 2011. Elle intervient après le passage d’Hilary Clinton, la Secrétaire d’état américaine en Cote d’Ivoire, et contredit les déclarations politiciennes selon lesquelles la paix est revenue. Il n’y a aucun doute que l’insécurité a atteint le seuil de l’intolérable et que le régime d’Alassane Ouattara est impopulaire et apeuré par le mouvement social, fruit du mécontentement du peuple. C’est donc la peur, l’impopularité, et l’illégitimité qui conduisent le régime d’Alassane Ouattara à recourir à une violence jamais égalée en Cote d’Ivoire. 

C’est dire que les tenants du pouvoir ne peuvent pas et ne veulent pas conduire la Cote d’Ivoire à la paix et à la réconciliation. Au lieu d’offrir la sécurité et la liberté d’expression aux Ivoiriens, les tenants du pouvoir veulent réduire au silence le FPI et ses alliés sans qui un vrai débat national ne peut s’écrire.

En fait, les violences du régime de Ouattara visent à anéantir les acquis de vingt ans de démocratisation et surtout ceux enregistrés sous la présidence de Laurent Gbagbo : la liberté d’expression, l’état de droit, et l’expression de la souveraineté du peuple ivoirien. 

C’est pourquoi, nous invitons le FPI /CNRD et tous les Ivoiriens à ne pas baisser les bras.

Pour la DADD-Pennsylvanie

La Coordination

Contacts : addd@ymail.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire