jeudi 19 janvier 2012

LE CONTE DE L’ HYENE ET DE OUATTARA


Getty Images
Connaissez-vous ce conte des savanes sur l’hyène revenu de la Mecque ?
Je vous le raconte rapidement. Vous comprendrez ensuite pourquoi, je vous le raconte.

L’hyène ayant fait son bilan, considérait ses crimes passes, ses trahisons et sa méchanceté souvent inutile, avait décidé d’aller à la Mecque, faire pardonner ses péchés et changer de vie. Ce qu’il fit. Après un pèlerinage douloureux, il revint au village et annonçait à tous les autres animaux, sa nouvelle vocation et son désir de ne plus chasser ni de voler les biens d’autrui. Il organisa donc une très grande fête chez lui, à laquelle, il invita tout le village. Certains encore méfiants déclinèrent l’invitation, pendant que presque la moitié s’y rendit. L’hyène plaça une grande nappe, qui cachait en fait un grand trou qu’il avait creusé au milieu de sa cour. Les invités venus participer aux réjouissances, prirent place sur la nappe et tombèrent dans la fosse. Tous ceux qui avaient échappé, s’étonnaient de ce que malgré le prestige et l’enseignement acquis du pèlerinage, l’hyène n’avait en fait pas change. Il répondit ses accusateurs en ricanant, qu’il avait fait serment à l’imam de la mosquée à la Mecque, qu’il n’irait plus chasser en brousse; aux villageois, qu’il ne volerait plus leurs biens. Mais à personne, il n’avait pas fait le vœu de ne plus se nourrir, ni de ne point dévorer quiconque viendrait dans son enceinte le narguer.

Pourquoi je vous dis cette histoire que nous ont raconté nos pères, vivant dans les savanes? Parcequ’ à la tête de ce beau pays qu’est la Cote d’ Ivoire, se trouve une hyène méprisante qu’il faut combattre par tous les moyens.

Qui est-il?

Comme l’hyène, il a la peau tachetée, mi noir mi colon. Il a une origine douteuse. Officiellement ivoirien avec des documents réajustés sur mesure à sa nature frauduleuse, officieusement, burkinabè fils du pays des Moros Nabas. Il est venu dans notre pays, comme un homme saint, plein de bonne volonté et de plan pour le devenir de notre pays. Il avait en son temps promis des pluies de milliards sur la Cote d’ Ivoire. Nous ignorions que ces milliards seraient le joug du sang des ivoiriens; le fruit de notre travail transformé en devise européenne dans les banques françaises, que pourtant ils refusent de nous rendre. Qu’il en ferait aussi un fardeau pour nos enfants à cause de nos aspirations à sortir de l’endettement et du néocolonialisme français.

Il est mi noir mi blanc. Mi noir de par sa peau, mi blanc de par son esprit corrompu par le souhait de ressembler à ces hommes blancs, qui des siècles durant ont brimés nos parents lors de l’esclavage et des travaux forcés. Lui, l’hyène de la Cote d’ Ivoire, il a décidé de piéger un peuple digne et combatif, qui ne désirait que du respect, de la dignité et s’affranchir de cette histoire morbide de la Francafrique. Et pourtant Il n’est pas si différent des hommes de son clan, voire de son genre. Seulement que lui, fils de l’esclave noir, a décidé de prendre sa revanche sur le village et non sur le blanc envahisseur. Lui le noir, fils de l’immigré burkinabè Ouattara à Dimbokro, à qui ces colons ruses, font croire qu’il est le plus beau, le plus intelligent, le plus docile, pour ensuite mieux l’utiliser, le manipuler, aisément l’asservir. Est-il si diffèrent de Bokassa ou de Mobutu ? De Nasser ou de Ben Ali? Lui l’africain de la Haute Volta, arrivé aux états unis, pour des études, et devenu économiste réputé au FMI, n’a jamais su expliquer comment et à quel sacrifice machiavélique, son ascension s’est faite si rapide, si verticale dans un monde qui ce temps-là, crachait sur du noir et piétinait le Noir. C’est un cheminement si lugubre et pervers vers une cité lumineuse si cruelle, qui demandait sacrifie de sang et des âmes à celui qui voulait se hisser au sommet. L’as-tu fais, monsieur l’hyène? As-tu cédé au genre pour accepter en un moment, semence humaine et rituel dégradant? L’as-tu fait ?

Ses habitudes…

Comme l’hyène, celui dont je parle, fait des promesses malicieuses aux dignitaires à l’extérieure, ses vrai maitres. Mais dans sa cour, il emprisonne et fait exiler tous ceux qui lui disent non, faux, mauvais, menteur. Il assassine et torture chez lui le plus aisément du monde alors qu’il avait fait promesse de bonne intention et de bonne conduite hors de ses frontières, lors de ces réunions rituelles d’obéissance. Il tribalise son nouveau régime. Ses nouveaux commandants pour bénéficier de la cour du roi, doivent s’appeler Koné, Cissé, Bakongo ou kibafori…Les autres du PDCI, planton de ce régime sanguinaire et anti-démocratique, héritent des labeurs refoulés par les privilégiés de la cour. C’est le prix à payer, pour la trahison du peuple. L’hyène n’est jamais reconnaissant dans les contes. Les gens l’ont oublié, comme notre culture s’oublie et disparait tout doucement.

Aujourd’hui, il condamne à mort et laisse mourir ceux avec qui il veut se réconcilier demain. Il a demandé que leurs avoirs soient gelés dans les banques, et que leur mort soit discrète. Tous ces hommes et ces femmes, qui ont rempli dignement leur fonction, au moment où lui, le diable, n’était pas encore maitre de l’enfer qu’est devenu la Cote d’Ivoire ; ils les tuent à petit feu. Soit dans les hôpitaux, soit dans les prisons du Nord, sous le regard de ces hommes à la barbe dédaigneuse de tout droit et de toute justice. La célèbre communauté international si soucieuse du bien être des ivoiriens, il y a de cela juste quelques mois seulement, est devenue d’un coup toute muette. La vie des ivoiriens, d’un revers de la main, n’intéresse plus l’Occident, d’Obama et de Sarkozy.

En fait, comme l’hyène, il ne peut avouer son incapacité à faire plier les institutions occidentales, qui plus que lui, ont besoin énormément de ces fonds provenant des comptes bloques. A défaut de montrer qu’il est impuissant et vil de majesté, il fait le méchant, il joue à l’hyène. Il sort des griffes contre ceux qui auparavant lui avait permis de rentrer dans ce pays, qu’il avait fui sous le mandat d’arrêt de son ami et allie d’aujourd’hui : le bélier de Daoukro.

Et des professeurs meurent à l’étranger pendant que des rapaces tournent leurs pouces dans les cabinets ministériels…et des animateurs radio et télévision chevronnés se battent avec la mort dans les hôpitaux et dans les prisons pendant que des animateurs de soirée dansante tiennent le micro à la une de nos medias nationaux…et des politiciens croupissent dans des centenaires dans la savane, à quarante degré Celsius… Et des milliers d’ivoiriens qui ruminent une vengeance farouche s’organisent à l’extérieure, parce que lui l’hyène ne veut pas changer, parce qu’il ne peut pas changer. Parce qu’il est comme une hyène. Et comme une hyène, il mange les restes que lui laissent des prédateurs. Comme une hyène, il ne peut rien de lui-même. Comme une hyène, sans les autres pour donner, il ne pourra rien construire, rien produire.

Comme une hyène, il ne changera pas, ses dires ne sont que mensonges. Il faudra donc le chasser définitivement du village si nous ne voulons pas qu’un plus grand tort nous frappe tous, enfants de la Cote d’ Ivoire, ex rebelle, ivoiriens du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est. Nous n’avons qu’un seul pays. Et notre nation est en train de se perdre à jamais. On nous prendra tout. Tout même notre dignité si nous ne réagissons pas maintenant et tous ensemble. L’adage ne dit-il pas que :’’ si tu vois la maison de ton voisin en train de bruler, aides le à éteindre le feu. De peur que quand viendra ton tour, tu ne sois tout seul devant un feu trop immense.’’

Réveillez-vous braves ivoiriens, en cette année 2012, le pays nous appelle….

Waramba Joel

Infodabidjan.net

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire