vendredi 18 novembre 2011

Apres 7 mois passes en prison, Ouattara allège les conditions de détention de Gbagbo à Korhogo: L’ancien chef de l’Etat vers la CPI?

Le Président Laurent Gbagbo et ses proches à Korhogo.

Publié le vendredi 18 novembre 2011 | L'Inter - Laurent Gbagbo pourrait désormais se dégourdir un peu les jambes, faire du sport - pourquoi pas - dans son lieu de détention! En tout cas, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, l’a permis récemment à la demande de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) dirigée actuellement par le Néerlandais Bert Koenders. Selon le bimensuel panafricain ''La Lettre du continent'', Alassane Ouattara est intervenu personnellement auprès de la Justice ivoirienne pour que des «facilités» soient accordées à l’ex-chef de l’Etat. 

Détenu depuis sept mois à Korhogo à l’issue de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo aurait, selon cette source, demandé à faire du sport dans la cour de son lieu de détention, en vain. En revanche, l'ex-chef de l'Etat a obtenu du nouvel homme fort d’Abidjan, et à la demande de la mission onusienne en Côte d’Ivoire, du matériel de sport qui a été installé dans la pièce où il séjourne. Mieux, l’ancien président de la République a reçu la visite à Korhogo de six médecins pour une «batterie d’examens» en présence de Dr Christophe Blé, son médecin personnel, lui aussi enfermé dans la cité du Poro. Par ailleurs, le prédécesseur d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat ivoirien dispose aussi d’une sonnette électronique dans son lieu de résidence, lui permettant de prévenir ses geôliers quand le besoin se ferait sentir. La lettre du continent révèle que Laurent Gbagbo inscrivait ses desiderata dans un cahier, adressé au commandant des Forces républicaines (FRCI), Martin Fofié Kouakou, une fois par jour, avant d'être transmis aux autorités centrales à Abidjan. Par ailleurs, toujours dans sa parution d'hier jeudi 17 novembre, le confrère revient sur la volonté de M. Ouattara de transférer son rival politique à la Cour pénale internationale (CPI). Cette démarche, qui pour certains observateurs de la vie politique ivoirienne entachera la réconciliation, devrait prendre forme avant sa visite d’Etat à Paris du 18 au 21 décembre prochain. Laurent Gbagbo n’irait pas seul à la CPI, révèle le confrère. Alassane Ouattara aurait dressé une liste de cinq personnalités comprenant, outre le couple Gbagbo, Charles Blé Goudé, son dernier ministre de la Jeunesse, activement recherché par les autorités ivoiriennes, le vice-amiral Vagba Faussignaux, ex-commandant de la Marine nationale et Bruno Dogbo Blé, l’ex-patron de la Garde républicaine. Information de taille relayée par ''La Lettre du continent'', le président ivoirien serait revenu, sur pression du voisin Blaise Compaoré, sur la décision de faire envoyer plusieurs commandants des ex-Forces nouvelles (ex-rébellion) à la CPI. En attendant les conclusions de l’enquête de la Commission nationale d’enquête sur les violences post-électorales conduites par Mato Cissé, la juge qui a signé le second certificat de nationalité d’Alassane Ouattara en 2002, Laurent Gbagbo et ses ex-collaborateurs incarcérés, sont seuls dans «la salle d’embarquement» en direction de la CPI.

Hervé KPODION

Source : Ivoire business

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