mardi 28 février 2012

Côte d’Ivoire: Soro ivre de rage , s’apprêterait à faire un coup d’Etat pour évincer Ouattara


Le 27 février 2012 par IVOIREBUSINESS – C’est le calme avant la tempête en Côte d’Ivoire où un parricide pourrait bientôt avoir lieu. Un fils, ivre de rage de se savoir bientôt à la CPI, s’apprêterait à 
commettre l’irréparable : Tuer son père, son mentor dans un coup d’Etat sanglant. 
Parricide or not parricide ? To coup or not to coup ? La coupe est désormais pleine. Le dégel a été de très courte durée. Entre Soro et Ouattara, rien ne va plus depuis le mercredi 22 février 2012 où les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ont autorisé Luis Moreno Ocampo, procureur de cette cour, à étendre les enquêtes sur les événements en Côte 
d'Ivoire à la période allant du 19 septembre 2002, jour du coup d'Etat manqué, au 28 novembre 2010, date du second tour de l'élection présidentielle. 

Le Procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo, proche parmi les proches de Ouattara qui n’a pas hésité à le recevoir secrètement dans ses appartements privé parisiens début novembre 2011, est autorisé à enquêter sur toute la période de la crise subséquente au coup d’Etat des 18 et 19 septembre 2002 qui s’est muée en rébellion armée. 
Quand on sait que la rébellion des forces nouvelles a coupé la Côte d’Ivoire en deux parties avec son lot de violences, de crimes, de viols, d’exactions, de vols et de destruction de biens, de déstructuration des Institutions de l’Etat, on comprend que Guillaume Soro a raison d’avoir des sueurs froides. 

Car pour la Chambre préliminaires III de la CPI, il s’agit d’une même crise continue, impliquant un conflit politique prolongé et une lutte pour la conquête du pouvoir qui s’est terminée par la situation dite postélectorale qui part du 28 novembre 2010 et qui est déjà prise en compte par le Procureur près la Cpi. 

Pour le FPI de Laurent Gbagbo, c’est une décision heureuse pour la Côte d’Ivoire pour la manifestation de la vérité et pour l’avenir des relations entre les Ivoiriens 
Pour Guillaume Soro, c’est la goutte d’eau qui fit déborder le vase et un cas de flagrant délit de lachage et un cas de trahison par Alassane Ouattara qui lui a toujours dit que jamais personne n’enquêterait sur les crimes de guerre et crimes de sang commis par la rébellion des Forces nouvelles, dont lui-même est le véritable parrain depuis 2002. 

Aujourd’hui, patatras. Tout vole en éclats. La CPI accepte d’enquêter sur les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002. Et donc d’arrêter enfin Guillaume Soro pour les crimes commis depuis le déclenchement de sa rébellion. 10 ans après le début de la rébellion des forces nouvelles, celle-ci doit rendre des comptes à la justice internationale. Le dilatoire est terminé et l’écran de fumée enveloppant leurs crimes vient de se dissiper. 

La CPI, comme dans les cas de Jean Pierre Bemba, ex-vice Président de la Rdc Congo et Charles Taylor, ancien Président du Liberia, pourrait lancer un mandat d’arrêt secrètement contre Guillaume Soro et attendre le bon moment pour l’arrêter. 
Dans la tête du Premier ministre ivoirien, rien ne peut lui enlever le fait que la main de Ouattara soit présente dans ce revirement de la CPI. A son crédit, une succession d’évènements aussi curieux les uns que les autres. 

Le premier fut l’exigence d’ Hillary Clinton à Ouattara, lors de son séjour à Abidjan, de transférer Guillaume Soro à la CPI. La France, au départ retissante, suivi le mouvement, sans que Ouattara n’émette la moindre objection. 

Le deuxième fait fut le séjour prolongé de ADO à Paris via Addis Abeba où il venait de participer au sommet de l’UA, alors même qu’il rentrait d’une fastueuse visite d’Etat en France. Soro, averti de l’imminence de son arrestation par « certaines grandes oreilles », se retira au Nord avec son armée, délaissant pendant deux semaines la Primature et le gouvernement, et annulant deux déplacements à Libreville pour soutenir les Eléphants à la CAN 2012. 

Le troisième fait est le débarquement dans le plus grand secret, de 300 légionnaires français à Abidjan le 31 janvier dernier, pour une mission de la plus haute importance, alors qu’au même moment, Ouattara était à Mougins, dans le sud de la France chez sa belle-famille. 

Le quatrième fait est l’acceptation de la CPI d’enquêter sur les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002, date du déclenchement de la rébellion des Forces nouvelles. 

Dans l’esprit de Soro, c’est clair : Ouattara veut sa peau. La question qui lui traverse l’esprit en ce moment est comment faire pour éviter d’être liquidé? Pour lui, la réponse coule de source, liquider Ouattara avant d’être lui-même liquidé. La meilleure défense n’est-elle pas l’attaque ? 
C’est la raison pour laquelle cet projet de coup d’Etat serait depuis peu envisagé serieusement par Soro. Car ce serait à ses yeux le seul moyen d’échapper à la CPI. 

SORO PEUT-IL EVINCER OUATTARA PAR UN COUP D’ETAT ? 

Selon notre source, il est impératif pour Guillaume Soro, dont les jours à la Primature sont désormais comptés, d’agir au plus vite et de prendre les devants. 

Soro n’exclurait plus de faire un coup d’Etat pour enlever Ouattara du pouvoir. Il s’apprêterait même à le faire et aurait pour cela reçu le soutien effectif de la majorité des chefs de guerre FRCI comme Wattao, Fofié Kouakou, Vetcho, etc…eux-même directement dans le collimateur de la CPI en tant qu’auteurs directs sur le théatre des opérations. 
Un coup d’Etat ourdi par Soro où n’importe quel petit quidam, sera nécessairement sanglant. Avec à la clé, plusieurs morts qui viendront s’ajouter à la longue liste de ceux déjà existants. 

Mais pour faire un coup d’Etat, Soro devra en principe avoir l’appui de la France, des Usa, et de la Grande Bretagne, etc... Autant dire jamais, un tel coup n’aura lieu. 

L’autre option qui s’offre à lui, c’est un passage en force, car en tant que Premier ministre et ministre de la défense, il a la haute main sur les FRCI et sur tout l’appareil sécuritaire du régime, c’est la raison pour laquelle Ouattara a déjà commencé la formation urgente d’unités FRCI spécialement acquises à lui par les soldats français à Abidjan, en violation des récents accords de défense entre les deux pays. 

QUELLE REACTION DE OUATTARA DEVANT UN COUP DE SORO? 

On sait que Ouattara a toujours eu la main lourde pour tout ce qui est des questions militaires et liquidations d’opposants. 
On peut donc penser que ce sera l’occasion pour lui, en cas d’échec du Coup, de porter le coup de grâce à Soro et à tous les Com’zones qui le soutiennent. 
Il pourra compter sur l’appui des soldats français (Licorne et Légionnaires) dont le nombre atteint déjà 600 sur les bords de la lagune ébrié. 

Selon l’ancien député Ben Soumahoro proche de Laurent Gbagbo, « Alassane qui est habité par un instinct de grand prédateur n'a jamais eu que le crime, l'élimination physique comme solution à toutes ses adversités personnelles et politiques. Ainsi donc la Rébellion et plus singulièrement SORO GUILLAUME s'exposent à leur sacrifice obligé…Parce que si SORO GUILLAUME l'ignore, je me fais un plaisir de lui apprendre que son mentor ALASSANE DRAMANE OUATTARA va ici et maintenant mettre à exécution son dernier plan : tuer SORO GUILLAUME pour de multiples raisons que je me fais le devoir d'exposer aux fidèles lecteurs de ce journal ainsi qu'à ces pourfendeurs. 

Les circonvolutions, les contorsions et les circonlocutions des occidentaux mais surtout des dirigeants français depuis JACQUES CHIRAC jusqu'à NICOLAS SARKOZY ont toujours eu pour but d'exonérer ALASSANE DRAMANE OUATTARA de ses crimes et de lui donner un vernis d'honorabilité. Sinon à l'évidence ALASSANE DRAMANE OUATTARA devait être le seul sinon le premier délinquant politique à subir les rigueurs de LA LOI. Chacun sait ici et là-bas que OUATTARA est le seul bénéficiaire de la déstabilisation de la Cote d'Ivoire depuis 1990. Après avoir été le concepteur, l'initiateur, l'organisateur et le principal financier de tous les coups tordus portés contre notre pays sans jamais vouloir assumer ses forfaits, voici donc ALASSANE DRAMANE OUATTARA obligé de tuer SORO GUILLAUME ».

No comment sur les risques qu’encourent Soro devant une tentative de coup d’Etat contre Alassane Ouattara. Si l’information de notre source très crédible est vérifiée, des jours sanglants s’offrent de nouveau aux ivoiriens pour ce qui pourrait s’apparenter à la guerre finale entre le père et le fils. 

Catherine Balineau 

QUELQUES CRIMES COMMIS PAR LES FORCES NOUVELLES DE GUILLAUME SORO 

Crimes commis le 20 octobre 2002 

L’Etat major de la 3e légion de gendarmerie de cette ville est attaqué par les rebelles du Mpci. Faisant un blessé grave de chaque côté. Le lendemain un drapeau blanc est hissé sur la caserne de la gendarmerie en signe de reddition. Le dimanche 6 novembre, ne tenant pas compte de ce signe, les rebelles de Guillaume Soro donnent volontairement la mort à des gens qui étaient pourtant désarmés et qui ne participaient à aucun combat. 

Ce jour, il est 13 heures quand après des combats contre les loyalistes, les rebelle rentrent dans la caserne des gendarmes puis procèdent à des arrestations. Plus de 131 personnes parmi lesquels 80 gendarmes, 70 enfants et autres membres de leurs familles sont interpellés. A 19 heures, malgré les supplications des enfants « ne nous tuez pas, nous ne sommes pas des gendarmes », les rebelles passent aux armes les détenus. Le sergent Kouassi Jean Marie et son épouse, rattrapés en ville sont froidement égorgés par les mêmes rebelles. D’autres soldats inoffensifs, parce que non amés vont être abattus dans d’autres localités du pays. C’est le cas du sergent N’goran Edwige, tuée à Abidjan, du sergent-chef Kouadio Kan et de Kimon Abé exécutés le 13 octobre de la même année à Daloa. 

Crimes commis le 08 mars 2003 à Duekoué 

Quant aux officiers supérieurs de la police, Koné Mahiri Evariste, Kena Bi Tra, Koffi Boitenin et Sep Kiriné, ils seront abattus le 8 mars 2003 à Duékoué par les hommes de Soro. Avec les différentes tentatives de négociations, l’on croit à la fin des tueries. Hélas, c’est en ce moment que la rébellion va commencer à manger ses propres enfants. Dans la guéguerre qui oppose Guillaume Soro à Ibrahima Coulibaly, dit IB, certains rebelles y laissent leur peau. Les plus connus sont Adams et Kass, assassinés alors qu’ils n’étaient pas au combat. Dans la même veine, plus de 75 personnes meurent étouffées dans un airless, un conteneur d’expédition, à Korhogo. Selon le témoignage de Berger Amadou, un rescapé de ce massacre, les pro-Soro ont pompé à l’intérieur du conteneur du gaz lacrymogène. La crise postélectorale avec son cortège de tueries massives perpétrées par les mêmes pro-Ouattara, vient aggraver la situation. 

Crimes commis le mardi 29 au mercredi 30 mars 2011 

A cause de leur non-respect de la valeur humaine, la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011 va être un véritable cauchemar pour les habitants de Duékoué-carrefour. Dans leur volonté d’opérer une épuration ethnique, les soldats des Frci, puissamment armés encerclent ledit quartier et procèdent à une fouille systématique des maisons dont les occupants, profondément endormis, sont froidement assassinés les uns après les autres. Bilan, 867 morts, selon le Cicr. Mais, le décompte final fait état de 1200 morts quand on y ajoute tous ceux qui, dans leurs fuites, ont été rattrapés et abattus par les soldats en question. A ces massacres, il faut ajouter ceux perpétrés à Adebem, un village du département de Sassandra. Les tueurs à gage y ont fait plus de 200 morts. Ce sont ces faits aussi flagrants qui font trembler les pro-Ouattara au moment où la Cpi annonce son retour en Côte d’Ivoire. 

SUGAR 

Afrik 53 .com

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