lundi 12 décembre 2011

Côte d'Ivoire : Le scrutin de la honte

En principe, les législatives confirment le pouvoir en place en tenant compte d’un pourcentage confortable à l’issue d’un scrutin démocratique ouvert à tous. Les législatives d’hier ont-elles répondu à l’attente des tenants du pouvoir? Avec ce qu’on a vu hier, la réponse est non. Les bureaux de vote étaient désespérément vides. Le taux de participation ne dépasse pas15%. Il ne serait pas surprenant que le « Magicien » de la CEI gonfle les chiffres, comme il en a l’habitude. Une question s’impose alors: où sont passés les électeurs ? C’est la question essentielle. Et la réponse est toute simple. Les Ivoiriens ont suivi largement le mot d’ordre du Fpi. Cela signifie que c’est le parti de Laurent Gbagbo qui a la vraie majorité en Côte d’Ivoire. Il n’y a plus de débat là-dessus. Cette faible participation confirme bien le Fpi avait parfaitement raison de qualifier ce scrutin de mascarade.
Les législatives d’hier montrent bien que le peuple ne se reconnait pas en ce pouvoir. Il n’a pas répondu à son appel à aller voter. Le président français, Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, doivent apprendre enfin à leurs dépens que le Rhdp ne fait pas le poids et que le président Gbagbo avait bien raison de contester les chiffres de l’élection présidentielle donnés par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (Cei). Un adage dit que le mensonge court plus vite que la vérité. Mais la vérité finit toujours par le rattraper. C’est la première vérité qui vient de tomber.


Ephrem Touboui

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