mardi 24 janvier 2012

Déçue, une militante du Rdr s’interroge : “Dans quel pays sommes-nous ? ”


« S’il vous plaît monsieur, je ne vais pas vous dévoiler mon identité. Mais sachez que je suis déçue. Très déçue, en tant que militante du Rdr, par tout ce qui se passe. Dans quel pays sommes-nous ? Ce n’est pas ce qu’on nous avait dit. Je suis déçue ». Ces propos sont d’une dame, d’ethnie Koyaka (ressortissante du nord du pays) et militante du Rdr d’Alassane Dramane Ouattara. C’est ainsi qu’elle s’est présentée à nous au téléphone, dimanche dernier. Au lendemain du giga meeting de rentrée politique du Fpi, parti créé par le Président Laurent Gbagbo. Un rassemblement organisé, le samedi 21 janvier 2012, à la place Ficgayo de Yopougon qui a été le théâtre d’une violence inouïe perpétrée par des jeunes militants armés du Rdr. Faisant 1 mort, 68 blessés dont plusieurs cas graves et de nombreux dégâts matériels ainsi que des pillages.

Cette militante du Rdr a ouvertement stigmatisé la violence et l’exclusion qui prévalent depuis l’accession au pouvoir du mentor de son parti, Alassane Dramane Ouattara. Une violence et une exclusion dans lesquelles «ils ont entrainé nos enfants », dit-elle. Avant d’ajouter que « le samedi après le meeting du Fpi où ils ont semé le cafouillage, nos jeunes sont arrivés à Abobo carrefour «Sans manquer » où des militants de notre parti les ont accueillis avec joie. Alors qu’ils ont blessé et tué des gens à Yopougon. Ce n’est pas normal. J’ai voulu leur exprimer mon désaccord, une amie militante me l’a déconseillé si je tenais à ma vie ». Concernant l’exclusion, notre interlocutrice a donné un exemple édifiant : « Je vis à Abobo. Lorsque le joueur Didier Drogba a marqué le but pour notre pays, dimanche, des militants de mon parti ont posé la question : qui a marqué ? C’est Drogba, a répondu un jeune garçon. Ils ont dit ensuite : toujours les Bété, on ne veut plus de Bété dans ce pays. Maintenant, c’est Dioula qui est là. On ne veut plus de Bété dans l’équipe-là. Quand j’ai entendu ça, j’ai eu mal. Voilà pourquoi, je vous appelle, Monsieur. Dénoncez-ça ! ».

Comme on le voit, la Côte d’Ivoire sous Ouattara va réellement à vau-l’eau. Seuls les aveugles refusent de le voir.

Didier Depry


Source: Notre voie

Publié par Infodabidjan

1 commentaire:

  1. en tout cas cette Dame à du courage,elle au moins s'est distinguer les choses,elle est une vraie ivoirienne,elle est préoccupée à ce qui arrive à son pays.il faut dénoncer ses pratiques dans notre pays

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